liste des entreprises en redressement judiciaire gratuit

Liste des entreprises en redressement judiciaire gratuite : comment la consulter ?

Vous cherchez à vérifier la santé financière d’un partenaire commercial ? Vous êtes repreneur et souhaitez identifier des opportunités de rachat ? Ou simplement curieux de connaître les entreprises en difficulté dans votre région ? Bonne nouvelle : plusieurs plateformes donnent accès gratuitement aux listes d’entreprises en redressement judiciaire. Voici ce que vous devez savoir :

  • Des sources officielles et fiables : toutes les données proviennent du BODACC, de l’INSEE et de l’INPI
  • Un accès simple et rapide : consultation par nom, secteur, ville ou région
  • Des informations détaillées : type de procédure, date du jugement, nombre de salariés, chiffre d’affaires
  • Une mise à jour mensuelle : suivez en temps réel les nouvelles défaillances

Dans cet article, je vous explique comment accéder à ces listes, les exploiter intelligemment et comprendre leur utilité concrète.

Qu’est-ce qu’une entreprise en redressement judiciaire ?

Une entreprise se retrouve en redressement judiciaire lorsqu’elle ne peut plus honorer ses dettes à l’échéance, mais qu’elle conserve une chance réelle de redresser la barre. Contrairement à la liquidation qui sonne le glas définitif de l’activité, le redressement judiciaire vise à sauver l’entreprise, maintenir les emplois et préserver le tissu économique local.

Le tribunal de commerce nomme alors un administrateur judiciaire qui élabore un plan de redressement. Ce plan peut prévoir un rééchelonnement des dettes, une recherche d’investisseurs, voire une cession partielle ou totale de l’activité. L’objectif reste clair : éviter la disparition pure et simple de l’entreprise.

À côté du redressement, deux autres procédures collectives existent. La sauvegarde s’adresse aux entreprises qui anticipent des difficultés sans être encore en cessation de paiement. C’est une démarche préventive qui permet de réorganiser l’activité avant le point de non-retour. La liquidation judiciaire, elle, intervient quand le redressement n’est plus envisageable : l’entreprise cesse son activité et ses biens sont vendus pour rembourser les créanciers.

Ces trois procédures constituent ce qu’on appelle les “entreprises en défaillance” et font l’objet d’une publication officielle obligatoire.

Où trouver une liste gratuite des entreprises en redressement judiciaire ?

Plusieurs plateformes spécialisées mettent à disposition gratuitement ces informations, toutes issues de sources officielles. Score3.fr propose une interface claire avec des filtres efficaces par région, secteur d’activité et type de procédure. Pappers offre un accès gratuit aux données de base avec la possibilité d’approfondir via un abonnement. Delta Assurances met également en ligne des extraits consultables librement.

Ces sites agrègent les données publiées dans le BODACC (Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales), le journal officiel des procédures collectives. Chaque jugement d’ouverture de redressement ou de liquidation y est publié par obligation légale. L’INSEE et l’INPI (Institut national de la propriété industrielle) complètent ces informations avec les données d’identification des entreprises.

L’avantage de passer par ces plateformes plutôt que de consulter directement le BODACC ? Une présentation structurée, des moteurs de recherche performants et des exports facilités. Le BODACC reste une source primaire précieuse, mais son format brut le rend moins pratique pour une exploitation quotidienne.

Quelles informations contient la liste ?

Chaque fiche d’entreprise en redressement judiciaire regroupe un ensemble d’informations essentielles pour évaluer sa situation. Vous y trouvez d’abord les données d’identification : raison sociale, numéro SIREN, adresse complète et code postal. Ces éléments permettent de localiser précisément l’entreprise et de vérifier son identité juridique.

Les informations procédurales précisent le type de procédure engagée (redressement, liquidation ou sauvegarde), la date exacte du jugement d’ouverture et parfois le nom du mandataire judiciaire désigné. Ces données vous indiquent où en est l’entreprise dans son processus de redressement.

Les données économiques incluent le secteur d’activité (restauration, bâtiment, transport, services…), le chiffre d’affaires déclaré (souvent à 0 € en cas d’arrêt d’activité), le résultat net (bénéfice ou déficit) et le nombre de salariés. Ces indicateurs permettent de mesurer la taille de l’entreprise et l’ampleur de ses difficultés.

Certaines plateformes enrichissent ces données avec les coordonnées des dirigeants, l’historique des procédures antérieures ou les liens vers les publications officielles. Ces informations complémentaires facilitent une analyse approfondie de la situation.

Comment consulter la liste par secteur, région ou ville ?

Les plateformes proposent des systèmes de filtres intuitifs pour cibler précisément vos recherches. Le filtre géographique vous permet de sélectionner une région administrative (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, PACA…) ou directement une ville (Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse…). Pratique pour surveiller votre zone de chalandise ou identifier des opportunités locales.

Le filtre sectoriel classe les entreprises par domaine d’activité : commerce, industrie, bâtiment, transport, services aux entreprises, restauration, santé… Cette segmentation permet aux professionnels de surveiller spécifiquement leur secteur et d’anticiper les mouvements du marché.

Le filtre par type de procédure distingue redressement judiciaire, liquidation judiciaire et sauvegarde. Selon votre objectif (reprendre une entreprise, vérifier la solvabilité d’un client, analyser les défaillances…), vous ciblerez l’une ou l’autre de ces catégories.

La recherche par nom ou SIREN permet de vérifier directement la situation d’une entreprise précise. Vous saisissez le nom commercial ou le numéro d’identification et obtenez immédiatement sa fiche si elle fait l’objet d’une procédure. Un réflexe simple avant de signer un contrat important.

Exemples d’entreprises en redressement judiciaire

Pour illustrer concrètement, voici quelques cas récents publiés fin 2025. CASL A’TOUS GYM SLN, structure de 1 à 2 salariés spécialisée dans les activités sportives, a été placée en redressement en novembre 2025. Dans le secteur du transport, PRO FAST TRANSPORT (20 à 49 salariés) et SAS EQUIPAGE 34 (même taille) ont connu le même sort au même moment.

OMEGA SÉCURITÉ, entreprise de sécurité employant entre 10 et 19 personnes, illustre les difficultés du secteur post-Covid. BELSTRAS à Strasbourg, prestataire de services, et TRINI MARINE, commerce de détail de 1 à 2 salariés, montrent que toutes les tailles d’entreprises sont concernées.

Dans l’industrie alimentaire, DISTILLERIE LES FILS D’EMILE PERNOT et MAISON ROYALE ont dû se placer sous protection judiciaire. KALYA, cabinet de conseil en gestion de 10 à 19 salariés affichant un déficit de 254 066 €, témoigne des tensions financières dans les services aux entreprises.

Ces exemples couvrent des secteurs variés (sport, transport, sécurité, commerce, industrie, conseil) et des tailles d’effectifs différentes. Ils montrent que le redressement judiciaire touche aussi bien les TPE que les PME, dans tous les domaines d’activité.

Pourquoi ces listes sont utiles ?

Ces listes répondent à des besoins professionnels concrets et variés. Les fournisseurs et prestataires vérifient la santé financière de leurs clients avant d’accorder des délais de paiement importants. Identifier un client en redressement permet d’ajuster sa politique commerciale et de limiter les impayés.

Les investisseurs et repreneurs y trouvent des opportunités de rachat. Une entreprise en redressement avec un bon fonds de commerce, un savoir-faire reconnu ou des équipements récents peut représenter une belle affaire pour un repreneur capable de restructurer l’activité.

Les salariés et partenaires commerciaux s’informent sur la pérennité de leur employeur ou de leurs principaux donneurs d’ordre. Anticiper une liquidation permet de préparer un plan B et de sécuriser son parcours professionnel.

Les entrepreneurs et analystes économiques étudient les secteurs les plus fragiles pour adapter leur stratégie. Une multiplication des défaillances dans un domaine particulier signale une évolution du marché, une intensification de la concurrence ou l’impact d’une réglementation.

Comment télécharger ou surveiller les entreprises en redressement ?

La plupart des plateformes offrent un accès gratuit à des extraits sans inscription. Vous consultez librement les données de base : nom, ville, secteur, type de procédure. Pour un usage ponctuel ou une vérification rapide, ce niveau d’information suffit largement.

Pour un suivi régulier ou un export de données, l’inscription devient nécessaire. Vous créez un compte gratuit qui vous donne accès à des fonctionnalités avancées : mise en surveillance d’entreprises spécifiques, alertes par email lors de nouveaux jugements, export de listes filtrées au format Excel ou CSV.

Les fichiers complets enrichis (avec coordonnées des dirigeants, bilans financiers détaillés, historique complet des procédures) font généralement l’objet d’une offre payante. Ces formules s’adressent aux professionnels qui exploitent intensivement ces données : cabinets de recouvrement, bureaux d’études, investisseurs, agences de renseignement commercial.

La fréquence de mise à jour varie selon les sites, mais la norme reste mensuelle. Les jugements d’ouverture sont publiés au BODACC avec quelques semaines de décalage, puis intégrés dans les bases de données des plateformes. Vous pouvez ainsi consulter les défaillances du mois en cours et remonter dans les archives sur plusieurs années.

Services complémentaires proposés par les plateformes

Au-delà de la simple consultation des redressements judiciaires, les plateformes développent des services connexes. Les comparateurs d’entreprises permettent d’analyser plusieurs sociétés côte à côte : chiffres clés, ratios financiers, évolution du chiffre d’affaires, structure de l’actionnariat.

Les systèmes d’alerte et de surveillance envoient une notification automatique dès qu’un événement touche une entreprise suivie : nouveau jugement, modification statutaire, changement de dirigeant, dépôt de comptes annuels. Un gain de temps précieux pour les professionnels qui gèrent un portefeuille clients important.

Les données financières enrichies compilent les bilans déposés, calculent des ratios de solvabilité, mesurent la croissance et identifient les signaux faibles annonciateurs de difficultés. Ces analyses prédictives aident à anticiper les défaillances avant leur publication officielle.

Les annuaires professionnels et cartes interactives facilitent la prospection commerciale et l’étude de marché. Visualiser géographiquement la concentration d’entreprises en difficulté révèle des dynamiques territoriales : zones économiquement fragiles, secteurs en mutation, bassins d’emploi sous tension.

Qui gère ces listes et ces données ?

Les données primaires proviennent d’organismes publics. Le BODACC, géré par la Direction de l’information légale et administrative (DILA), publie quotidiennement les annonces légales dont les jugements d’ouverture de procédures collectives. L’INSEE fournit les identifiants SIREN et les données démographiques des entreprises. L’INPI complète avec les informations sur les statuts et les dirigeants.

Ces données publiques sont ensuite agrégées, structurées et enrichies par des opérateurs privés. Score3 est édité par Pouey International S.A., société spécialisée dans le recouvrement de créances, la prospection commerciale et l’information économique. Son positionnement couvre la France et l’international.

Pappers, devenu une référence en quelques années, compile l’ensemble des données légales des entreprises françaises (BODACC, INPI, INSEE, Infogreffe) dans une interface moderne et performante. Delta Assurances propose un service similaire avec un angle d’approche orienté risque client et prévention des impayés.

Ces acteurs privés ne créent pas l’information (qui reste publique et gratuite à la source), mais ils la rendent accessible, exploitable et actionnable. Ils y ajoutent des fonctionnalités de recherche, de surveillance, d’analyse et d’export qui justifient leurs modèles économiques, souvent freemium (base gratuite et options payantes).


Mot de la fin : consulter les listes d’entreprises en redressement judiciaire n’a rien de compliqué. Les outils existent, les données sont accessibles gratuitement pour un usage classique. Que vous soyez chef d’entreprise, commercial, investisseur ou simple observateur de l’économie, ces ressources vous aident à prendre des décisions éclairées et à anticiper les évolutions de votre environnement professionnel.

Maxime Delmas est le créateur d’Avis AI. Consultant indépendant passionné de tech et de marketing digital, il vulgarise l’intelligence artificielle et les outils numériques pour aider chacun à mieux comprendre, tester et utiliser les innovations d’aujourd’hui.

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